Dans un communiqué du 1er juillet, l’Association générale des producteurs de blé (AGPB) a pris « acte du doublement des aides couplées pour la culture du blé dur mais déplore le manque d’ambition pour relancer la production », après le Conseil supérieur d’orientation agricole (CSO).
« Insuffisant pour relancer la production française déjà très fragilisée alors qu’elle est essentielle à la fabrication de pâtes ‘‘ made in France’’ », a indiqué Eric Thirouin, président de l’AGPB. En effet, la France a perdu presque la moitié de sa production en 15 ans, passant en surface de 550 000 ha (2010) à 206 000 ha (estimation 2025) et de 2 millions de tonnes (2010) à 1,2 Mt (estimation 2025).
Le syndicat céréalier rappelle en outre que les Français « consomment aujourd’hui 570 000 tonnes de pâtes, dont près de 65 % sont importées et 92 000 tonnes de couscous, dont 39 % importées ».
Pour retrouver une part de souveraineté alimentaire, l’AGPB propose de déplafonner les mesures agroenvironnementales et climatiques pour les grandes cultures et être associé avec les pouvoirs publics français et européens à « une réflexion de fond pour un soutien structurel aux grandes cultures », particulièrement en zones défavorisées et intermédiaires.



