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La jeunesse agricole vosgienne brille à Basse-sur-le-Rupt et porte haut l’élevage vosgien

Lors de la finale départementale du concours de jugement de bétail, des jeunes agriculteurs vosgiens ont pu se mesurer les uns aux autres. © Photo JA 88
Lors de la finale départementale du concours de jugement de bétail, des jeunes agriculteurs vosgiens ont pu se mesurer les uns aux autres. © Photo JA 88

Le samedi 29 novembre 2025, la ferme Claudel de Basse-sur-le-Rupt (GAEC du Haut des Hayes) a accueilli la Finale départementale de jugement de bétail, organisée par Jeunes Agriculteurs Vosges. Après des sélections cantonales très disputées avec plus de 250 candidats, les meilleurs jeunes juges se sont retrouvés pour une journée mêlant technicité et passion.

C’est sous la neige que les participants ont été accueillis sur cette exploitation typique du massif vosgien. Trois épreuves de pointage figuraient au programme : la Limousine pour la race à viande, la Prim’Holstein pour la race laitière et la Montbéliarde pour la race mixte. Le classement a été établi par les correctrices, Émilie Fallot et Emeline Corazza, formatrices au CFA de Mirecourt. 

Ce concours démontre chaque année sa popularité puisque 28 jeunes de 15 à 25 ans étaient sélectionnés.

Au terme des épreuves, Alicia Genay (canton de Mirecourt) décroche la première place et rejoint, avec quatre autres candidats, la finale nationale programmée lors du Salon International de l’Agriculture 2026. Elle est suivie par Louis Daiss (Bulgnéville), Cyprien Barbe (Charmes), Eddy Barbaux (Plombières-les-Bains) et Ylona Chaumont (Châtenois). Ce quinté final illustre la vitalité et l’ambition d’une jeunesse déterminée à porter haut les couleurs de l’élevage vosgien.

Une journée marquée par l’actualité syndicale

Au-delà du concours, la rencontre a été l’occasion pour les responsables agricoles et élus présents d’échanger sur les grandes préoccupations du moment. Dans un contexte européen tendu, les discussions se sont orientées autour du budget de la PAC, des négociations commerciales internationales et de la défense du modèle agricole français.

Germain Blaise, co-président de JA 88, est revenu sur les échanges entre le syndicalisme majoritaire et les conseillers du président de la République à l’occasion de la venue de ce dernier dans le département le vendredi 28 novembre. France Service Agriculture, politique d’installation, normes et dégâts de gibiers ont, entre autres dossiers, nourri le dialogue.

Le sénateur Jean Hingray a, lui aussi, insisté sur l’importance cruciale de la formation agricole, rappelant que les jeunes participants à ce concours sont les agriculteurs de demain. Il a pointé les risques que ferait peser le Mercosur sur la compétitivité française, rappelant que Jules Méline, père du protectionnisme agricole au XIXᵉ siècle, plaidait déjà pour une agriculture forte, structurée et protégée.

Une ruralité fière et déterminée

Entre compétition, échanges techniques et prises de positions syndicales, cette journée à Basse-sur-le-Rupt a rappelé l’importance de la jeunesse agricole, à la fois compétente, motivée et pleinement consciente des enjeux qui conditionneront son avenir.

Dans les Vosges, la relève est bien là : ambitieuse, engagée et prête à défendre une agriculture vivante et durable.