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La ministre de l’Agriculture sur le terrain

DNC Savoie. © Photo DR iStock
DNC Savoie. © Photo DR iStock

Annie Genevard s’est rendue en Savoie et Haute-Savoie, le 24 juillet pour soutenir les éleveurs sinistrés et défendre la stratégie d’éradication de la DNC décidée par les pouvoirs publics.

Près d’un mois après l’apparition de l’épizootie, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, s’est rendue au chevet des éleveurs, en Savoie et Haute Savoie, le 24 juillet. A ce stade, l’épizootie n’est pas encore été jugulée. Au 25 juillet, 39 foyers de dermatose nodulaire (DNC) contagieuse ont été détectés à Hauteluce en Savoie, ce qui a eu pour conséquence d’étendre de quelques dizaines de kilomètres vers l’Est la zone réglementée et la vaccination à quelques 25 000 bovins supplémentaires. Elle couvre désormais la quasi-totalité des départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et une partie de l’Ain et de l’Isère. Ce qui porte à 310 000 le nombre de bêtes qui doivent être vaccinées et à plus d’un millier les bêtes qui ont été euthanasiées depuis la fin juin.

Aux représentants des éleveurs qu’elle a reçus, la ministre a défendu la stratégie d’éradication de la DNC qui a été mise en place à savoir l’abattage des animaux, la vaccination ainsi que les interdictions et les modalités strictes de mouvements des animaux dans la zone réglementée.  « Il y a une stratégie qui a été parfaitement expliquée par les scientifiques et les autorités » a-t-elle déclaré lors d’un point presse qui a suivi la réunion de crise avec les représentants des éleveurs, les élus, les autorités des deux départements. « Il n’y pas trente-six façons d’affronter le danger… Ce qui se joue, c’est une course contre la montre pour contenir la maladie et éviter qu’elle n’embrase tout le cheptel bovin » a-t-elle poursuivi. « Tout obstacle fait à l’éradication de la maladie retarde d’autant la reprise d’une vie normale », a-t-elle ajouté.

Héroïsme 

S’agissant des vaccins, elle s’est voulue rassurante : « le nombre de doses disponibles est suffisant pour absorber cet ajout », a-t-elle précisé. Sur place, la ministre a également signé une charte d’accompagnement destinée à « soutenir financièrement et psychologiquement les éleveurs » concernés. Elle a assuré que l’indemnisation « se déploiera rapidement » pour les éleveurs de bovins euthanasiés, « à la hauteur du préjudice consenti ».

« Il y a quelque chose d’héroïque dans le fait d’accepter l’abattage des animaux que l’on aime, et quiconque a des animaux autour de soi sait le lien irremplaçable qui se noue entre un être humain et un animal. Je mesure le sacrifice que cela suppose pour ces éleveurs dont je veux leur rendre hommage, car ce sont eux qui sont les héros de cette histoire, pas ceux qui sont en dehors pour faire du bruit » a-t-elle conclu.