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Naissance de quadruplés

Les quadruplés se démarquent aussi par leur robe, quasi immaculée, héritée de leur père : Titus CapJ. © Photo Marion Falibois
Les quadruplés se démarquent aussi par leur robe, quasi immaculée, héritée de leur père : Titus CapJ. © Photo Marion Falibois

Sébastien Munier est éleveur laitier. Installé en individuel à l’Earl du Jar, exploitation située dans la commune de Clézentaine, il a assisté le 28 juillet à un événement rare dans la carrière d’un éleveur.  

En effet, Sabine, vache Prim’Holstein en troisième lactation, a donné naissance à des quadruplés. Désormais âgés de 5 semaines, les quatre petits veaux (deux mâles et deux femelles) se portent bien.

Travail d’équipe

Pour le suivi de reproduction de ses 35 vaches laitières, Sébastien fait confiance à Elitest depuis de nombreuses années, «depuis le début de l’insémination artificielle en fait». C’est Romain Aubry, technicien de la coopérative qui le conseille au quotidien. Inséminations, plan d’accouplement, suivi reproduction… C’est notamment grâce aux échographies, réalisées par le technicien qu’il a pu préparer au mieux cette mise bas un peu particulière. «C’est lors de l’échographie à 55 jours que Romain a vu qu’il y en avait quatre. Lorsqu’il est revenu, un mois après, il n’en voyait plus que deux. Mais, comme je sais que les veaux bougent, je suis resté vigilent.» explique l’éleveur. Habitué aux naissances de jumeaux, la vache a été tarie et rentrée plus tôt «elle a été tarie plus de dix semaines et rentrée début juillet» précise Sébastien. Sinon, pas de traitement de faveur : «nous l’avons nourrie comme les autres. Peut-être un peu plus en fin de gestation, mais rien de particulier sinon.»

Ainsi, le 28 juillet, cette fille de Pacino, a donné naissance à quatre veaux issus d’une insémination artificielle de Titus CapJ (Rairiz* Oxteril Roza* CapJ Onyx). Les éleveurs le savent : les naissances multiples peuvent être source de complications. Et pourtant, bien qu’il ait été aidé par sa femme, Sébastien Munier n’a pas eu besoin de contacter son vétérinaire pour la mise bas. «La vache est calme, elle ne bouge pas. A 19h, je voyais qu’elle se préparait à vêler alors, je l’ai bloquée, puis fouillée, et j’ai senti que le premier était prêt à sortir. » raconte-t-il. L’éleveur est allé chercher les petits veaux un par un. «Je les cherchais pendant que ma femme poussait la panse de la vache pour les faire bouger.» Ainsi, sans même avoir recours à une césarienne, en une demi-heure, tout le monde était dehors «tout naturellement» conclut l’éleveur.

Un événement «exceptionnel»

Bien qu’il soit installé depuis 35 ans, Sébastien Munier n’avait jamais assisté à une telle naissance auparavant. «J’ai bien des jumeaux chaque année, mais, des quadruplés, c’est une première !» «C’est vraiment exceptionnel.» renchérit-il. Les quadruplés vivent avec leur mère dans le même box et, malgré la fragilité accrue en cas de naissance multiple, «Ils étaient déjà vigoureux à la naissance. Ils se sont vite mis debout. La mère est très maternelle aussi, elle s’en occupait déjà bien à la naissance. Nous l’avons laissé faire.» explique l’éleveur. Pour mettre toutes les chances de leur côté : «Nous leur avons tout de suite donné à boire et des vitamines. » précise l’éleveur.

Afin de se remettre de l’effort induit par cette mise bas particulière, la mère, est désormais complémentée avec de l’ensilage d’herbe, du foin et 4kg d’aliment concentré. Quant aux quatre petits, ils se portent bien. 

Evénement marquant dans la carrière d’un éleveur, c’est la première fois que Sébastien Munier assistait à la naissance de quadruplés © Photo Marion Falibois
Evénement marquant dans la carrière d’un éleveur, c’est la première fois que Sébastien Munier assistait à la naissance de quadruplés © Photo Marion Falibois