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Négociations commerciales : la FNPL refuse le chantage

À l’issue d’une première vague de mobilisations syndicales menées sur le terrain, la FNPL est catégorique : tous les acteurs qui ne jouent pas le jeu de la transparence, de la responsabilité et du respect des producteurs n’auront pas voix au chapitre durant le Salon International de l’Agriculture.

Les enseignes et entreprises laitières qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis des éleveurs n’ont aucune légitimité à venir donner des leçons au monde agricole.

La FNPL adresse un ultimatum clair : les matières premières agricoles (MPA) ne doivent en aucun cas servir de variable d’ajustement dans la dernière ligne droite des négociations commerciales. 

Il est indispensable que les accords soient signés en respectant un niveau croissant de MPA, afin d’éviter que ceux qui misent sur les baisses de prix n’imposent leur logique destructrice et ne fassent plonger l’ensemble de la filière. Nous le rappelons, dans les fermes les producteurs ne connaissent aucune baisse de leurs coûts de production ! 

Avant l’ouverture du SIA, la FNPL exige le respect de la répartition de la valeur en faveur des producteurs. Chaque semaine, les pieds sur terre, nous rappelons que cette répartition est indispensable pour renouveler les générations, transmettre les exploitations et installer de nouveaux éleveurs. Aucun contournement, aucun recul, aucune ambiguïté ne seront acceptés. 

Un point complet sera réalisé par la FNPL dès le samedi d’ouverture du SIA lors d'une conférence de presse. 

Les industriels demandent que toute négociation portant sur des produits composés de lait français ait lieu en France. La FNPL est prête à le défendre : alors valorisons collectivement, et faisons-en une règle, l’origine France de la matière première laitière. Chiche ? Allons-y tous ensemble le demander à l’Europe. 

Par ailleurs, la FNPL dénonce la Charte signée en décembre entre industriels et distributeurs, qui s’est révélée être une supercherie, élaborée sur le dos des éleveurs et sous l’égide des pouvoirs publics. Sur le terrain, les producteurs mobilisés par notre réseau continuent de remonter :

  • des pratiques suspectes,
  • des produits importés remplaçant du lait français,
  • des prix tellement bas qu’ils ne peuvent rémunérer aucun acteur — et encore moins les éleveurs.

La FNPL prévient : les actions syndicales se poursuivront pendant toute la semaine du Salon de l’Agriculture si les engagements attendus ne sont pas au rendez-vous dans les prochains jours.

Les opérations de déréférencement partiel ou total sur des produits composés de lait français, qui nous sont encore signalées, sont inacceptables. Elles illustrent parfaitement la destruction de valeur dont les éleveurs sont les premières victimes.

Yohann Barbe, Président de la FNPL, ne cesse de le rappeler : « Produire du lait en France doit rester possible, durablement, pour nos éleveurs comme pour les jeunes qui veulent s’installer. Nous n’attendons pas de promesses : nous exigeons des engagements fermes, concrets et vérifiables. Tant que cela ne sera pas le cas, la FNPL restera mobilisée. »