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54 partenaires pour une «méthanisation durable en Grand Est»

Franck Leroy, pdt Région Grand Est (à d.), Jérôme Mathieu, pdt CRAGE, et 52 acteurs de la région ont signé la charte «Vers une méthanisation durable en Grand Est». Photo : H.Flamant
Franck Leroy, pdt Région Grand Est (à d.), Jérôme Mathieu, pdt CRAGE, et 52 acteurs de la région ont signé la charte «Vers une méthanisation durable en Grand Est». Photo : H.Flamant

Le 23 février, à l’occasion du SIA, Franck Leroy, le président de la Région Grand Est, Jérôme Mathieu, le président de la CRAGE, et cinquante-deux acteurs de la filière ont officiellement signé la charte «Vers une méthanisation durable en Grand Est».

Située au carrefour de l’agriculture, de l’énergie, de l’environnement, de la gestion des déchets et de l’industrie, la méthanisation constitue un levier majeur de la transition écologique et énergétique. «L’agriculture est une force stratégique, elle constitue la base de la stratégie de bioéconomie initiée en Grand Est depuis 2016», soulignait le président de la Région, Franck Leroy, le 23 février, à l’occasion de la signature de la charte «Vers une méthanisation durable en Grand Est», au sein même du Salon de l’agriculture.

«L’agriculture est le pilier de notre action et la méthanisation est un levier d’autonomie stratégique. Elle est au croisement de transitions majeures : énergétique, environnementale, et agricole».

Prolongement de la charte de 2019

Dans le prolongement de la version élaborée en 2019, cette charte est le fruit d’un travail collectif associant l’ensemble des parties prenantes de la filière : acteurs agricoles, collectivités, partenaires institutionnels et économiques. Elle propose un cadre commun de référence, volontaire et partagé, destiné à accompagner le développement de projets de méthanisation : respectueux de l’environnement, des ressources (dont l’eau) et des paysages ; pleinement intégrés aux dynamiques territoriales ; compatibles avec la sécurité et la souveraineté alimentaires ; fondés sur la concertation, la transparence et l’acceptabilité locale.

La charte ne se substitue pas à la réglementation en vigueur. Elle se déploie dans son respect en affirmant une vision régionale ambitieuse, cohérente avec le SRADDET, le Schéma régional biomasse et les orientations nationales et européennes en matière d’énergie et de climat.

Les cinquante-quatre signataires s’engagent volontairement autour de principes structurants, couvrant notamment : la gouvernance, l’information et l’appropriation des projets ; l’approche territoriale et l’ancrage local ; la place centrale de l’agriculture et la valorisation agronomique du digestat ; la performance énergétique et économique des installations ; la préservation de l’environnement tout au long du process de méthanisation ; la formation, l’innovation et le suivi des engagements de la filière.

Accélérer, mais pas n’importe comment

«La charte est faite pour rassembler et accélérer» la transition énergétique, assure le président de la Région. Accélérer oui, «mais pas n’importe comment », en ayant «une exigence environnementale et de concertation. La force du Grand Est, c’est le collectif. La transition ne peut pas attendre, le Grand Est doit rester à l’avant-garde».

«La méthanisation est un outil concret de l’économie circulaire. La méthanisation est d’abord un projet de production agricole, de sécurisation des revenus et un investissement dans les territoires ruraux», rappelle Jérôme Mathieu, le président de la Chambre régionale d’agriculture, appelant à ce que «la méthanisation ne s’éloigne pas de l’agriculture. Il ne faut pas opposer souveraineté énergétique et alimentaire».

Pour Brice Febvre, directeur GRDF Grand Est et Bourgogne Franche-Comté, «la méthanisation coche toutes les cases de la souveraineté agricole, énergétique et industrielle. Il faut faire comprendre à tous les bénéfices de la méthanisation dans les territoires ». «Le développement de la méthanisation agricole ne peut se poursuivre que si elle est comprise et partagée par les concitoyens. L’acceptabilité se construit dans la durée et dans la transparence des échanges. La charte a été coconstruite par les acteurs agricoles, elle fixe un cadre clair et organise les conditions de la confiance», souligne Philippe Mangin, vice-président de la Région, en charge de la bioéconomie. Objectif partagé : que le Grand Est demeure le leader de la méthanisation.