Le prochain Salon international du machinisme agricole (AgriSIMA) se tiendra au Parc des expositions de Paris-Villepinte du dimanche 22 février au mercredi 26 février 2026. En même temps que le Salon international de l’Agriculture.
Retrouver les belles heures du machinisme et de l’agroéquipement tel qu’elles étaient encore quelques années auparavant. Telle est l’ambition affichée par organisateurs du prochain AgriSima qui se rappellent le « dernier beau SIMA de 2019 », celui d’avant Covid. Cet épisode a quelque peu freiné les ardeurs des exposants. Damien Dubrulle, président d’Axema, le syndicat des industriels de l’agroéquipement, concède en outre que le salon d’alors ne répondait plus à la demande des agriculteurs. Il est vrai qu’après avoir grimpé jusqu’à environ 250 000 entrées en 2013, la fréquentation s’est repliée autour de 230 000 visiteurs en 2019 puis 153 000 en 2022 (le premier SIMA d’après-Covid.) Cependant, « nous ne nous y retrouvions pas. C’est pourquoi nous avons décidé de changer de formule et de confier l’événement à Profield Events et son président, Frédéric Bondoux pour le rendre plus convivial et plus ouvert ». L’idée est de réaliser un « salon de filière qui rassemble les grandes cultures et la polyculture-élevage et de passer d’un salon d’agroéquipement à un salon de production agricole », a expliqué Frédéric Bondoux. Le positionnement en février ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans le calendrier des autres salons professionnels français et européens.
« Feuille blanche »
Pour relancer un salon absent des événements depuis quatre ans (celui de 2024 a été annulé faute de synergie le coordonnateur d’alors, Exposima et les représentants de l’agroéquipement), les responsables d’AgriSIMA espèrent drainer des agriculteurs qui se sont inscrits sur le Salon international de l’Agriculture qui lui se déroule Porte de Versailles à Paris.
Le Salon n’a pas encore fait le plein des 1200 exposants attendus. « Les vacances estivales viennent de se terminer et les budgets prévisionnels pour 2026 ne sont pas encore finalisés », a indiqué Frédéric Bondoux, président d’AgriSima, qui reste optimiste même si « le contexte national et international n’est guère porteur, avec la démission du Premier ministre et les tensions géopolitiques en Ukraine et au Moyen-Orient ».
Les constructeurs de matériel agricole devraient réserver près des trois-quarts des stands dont le prix de location au mètre carré a baissé de 30 %. Les autres espaces devraient être occupés par d’autres partenaires et fournisseurs de l’agriculture comme les entreprises de l’agrofourniture (fertilisation, semences, protection des plantes…) et des services (Banques, assurances, conseils spécialisés, laboratoires…) « Les exposants ont jusqu’au 31 octobre date limite pour déposer leur dossier », a précisé Damien Dubrulle, conscient de « repartir d’une feuille blanche ».
L’AgriSIMA 2026 offrira des nouveautés à l’image des 10 000 mètres carrés dédiés à six pôles d’expertise (Grandes cultures, Élevage, Tech, Energie, Territoire et Campus) qui seront animés à la fois par un(e) agriculteur/trice et un(e) expert(e). Les organisateurs espèrent accueillir 200 000 visiteurs.



