Fidèle a sa ligne, la FNSEA entend mettre l’acte de production au cœur de ses propositions et des politiques agricoles pour les trois ans qui viennent.
« Que 2026 ne soit pas une année vaine », a déclaré Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA qui vient d’être réélu à la tête de la FNSEA pour un mandat de trois ans. « Nous nous inscrivons dans une démarche d’entrepreneur en privilégiant l’acte de production, pour reconquérir notre souveraineté alimentaire » a-t-il ajouté, pour signifier les orientations dans lesquelles s’inscriront les actions du syndicat au jour le jour dans les années qui viennent.
Alors que le contexte international est chahuté par le conflit au Moyen-Orient, des accords de libre-échange non satisfaisant, un avenir de la PAC incertain et une situation en France instable, l’environnement agricole n’est pas très porteur. Pas une raison pour la FNSEA de faire l’impasse sur le dossier agricole. Bien au contraire « alors que la France est en train de perdre sa souveraineté alimentaire, le sujet agricole doit être maintenu au-dessus de la pile », selon les propres termes d’Hervé Lapie, réélu secrétaire général. Bref, « la FNSEA est déterminée », a insisté Arnaud Rousseau pour que cette année qui précède l’élection présidentielle ne soit pas une année blanche pour l’agriculture.
D’abord pour décrocher des mesures pour les exploitants agricoles impactés par l’augmentation du GNR notamment les céréaliers et les viticulteurs déjà fragilisés pour lesquels Hervé Lapie, demande un plan d’accompagnement de l’Etat « pour passer un cap difficile, après trois années de crise ». En effet « à raison de 80 à 120 litres par hectare, une augmentation de 50 cts par litre provoque un coût de production supplémentaire de 50 à 60 euros par hectare », estime Arnaud Rousseau. Sans parler des engrais dont le prix a progressé de 30 à 40 % depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Une loi avant l’été ?
La FNSEA attend beaucoup de la loi d’urgence agricole qui arrive au Parlement pour restaurer les moyens de production, notamment le stockage de l’eau et la lutte contre la prédation « qui a progressé de 25 % ». « Cette loi doit être promulguée avant l’été », plaide Hervé Lapie. Ce qui permettrait de donner quelques marges de manœuvre à notre agriculture asphyxiée par les normes et les distorsions de concurrence.
Ce qui renvoie aussi à l’avenir de la PAC et aux négociations internationales sur les accords de libre-échange (Mercosur notamment) pour lesquels la FNSEA entend être particulièrement vigilante dans les mois qui viennent. Quant au dernier rapport d’orientation adopté au congrès de Caen, il servira de base d’échanges et de propositions avec les candidats à l’élection présidentielle et avec l’opinion publique de plus en plus sensible à la qualité de son alimentation.
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Quatre nouveaux membres au bureau Le conseil d’administration issu des élections du congrès de Caen (30 mars, 1er et 2 avril) a procédé à l’élection de son bureau. Si Arnaud Rousseau (Seine-et-Marne) et Hervé Lapie (Marne) ont été réélus respectivement président et secrétaire général sans surprise, le nouveau bureau compte 15 membres dont quatre nouveaux dont trois femmes. Charlotte Vassant, agricultrice dans l’Aisne, secrétaire générale adjointe, Marie-Amélie Viargues, agricultrice dans l’Aveyron, Sylviane Lefez, agriculture en Seine-Maritime, présidente de la Commission nationale des agricultrices de la FNSEA accèdent au bureau ainsi que Jean-François Fruttero, agriculteur en Dordogne, également président de la MSA. Autre nouveauté, la FNSEA compte désormais quatre secrétaires généraux adjoints contre trois précédemment. |



